Nous avons bien frotté les rochers et laissé des traces noires. Le pneu arrière droit a un bon souvenir. Apparemment nous n’avions pas assez remué de blocs de pierre pour vous laisser un passage bien propre. Pourtant nous y avons passé 2 heures pour descendre 1.5km.
@Cricri1333 : nous avons mis beaucoup moins de temps que vous dans les passages compliqués, preuve que le remblais avait été bien fait , j'en ai fait moi-même le constat en me disant que ça n'était pas le fait des locaux
Nous voici de nouveau à Atar. Hier nous avons tenté de suivre une piste qui nous rapprochait de l'erg Maqteir afin de sortir par Azougui et de nous épargner la méchante tôle ondulée à l'arrivée sur Atar. Les dunes qui hier étaient d'un blanc éclatant posées sur un sol noir ont pris ce matin une teinte olivâtre. Cette piste est abandonnée depuis certainement des dizaines d'années, certaines portions disparaissant sous de bonnes grosses dunes et nous obligeant à des contournements dans des cailloux de plus en plus agressifs. Nous regagnons prudemment la piste principale, Alain n'ayant plus de roue de secours.
Nous savourons donc la belle tôle ondulée en guise de bienvenue à Atar .
Après ces quelques jours bien sympathiques en compagnie de Laurence et Alain, nos chemins vont se séparer ce matin
C’est sans doute le plus beau des retours Ouadane-Atar. Merci pour cette balade. Je me regale et souris a vous lire )
Petite question. En partant de Ouadane pour atteindre la Sebkha, il y a ce grand oued cañon avec le village d’ Aghmakoum au milieu. Vous avez pris la piste de droite ou de gauche pour y descendre ?
Cyril connaît bien les 2 passes, il faut lui demander à lui. De notre côté il nous a semblé qu'elle était moins praticable pour nous, notamment une épingle à cheveux qui nous a fait tiquer compte tenu de notre faible rayon de braquage.
@Ivecogitation
Pas facile pour vous aussi ce passage. Le prochain véhicule de moyen ou gros gabarit aura la tâche facilité mais je ne conseillerais jamais ce passage pour notre gabarit, c’était très chaud. Ce qui nous a énormément aidé est le fait d’avoir un faux chassis articulé en diamant.
Je n’ose pas mettre de photos de notre passage
Quelle drôle d'idée !! Au contraire, avec plaisir, ça peut être utile à d'autres candidats au passage.
Aujourd'hui nous laissons nos compagnons de voyage partir vers de nouveaux horizons mauritaniens.
Nous quittons Atar et prenons la direction d'Azougui. Entre notre premier passage il y a plus de 10 ans et aujourd'hui le village s'est étendu sur 5 km de plus.
Je ne me lasse pas des vues sur les reliefs, mais voilà que tout à coup un 4x4 de touristes est en plein milieu de ma photo, Pierre est obligé d'intervenir pour les faire dégager
Bon cette fois-ci c'est la bonne, nous finirons réellement par nous séparer après cette dernière pause de midi.
On ne va pas traîner, il nous reste encore au moins 3 km à faire pour le bivouac du jour dans les dunes et un programme chargé, entre sieste, contemplation de la course du soleil qui fait varier les lumières et feu de bois.
Pendant que je prépare le repas, 2 dromadaires tentent, l'air de rien, de taper l'incruste.
Il nous reste encore quelques jours avant de repasser la frontière et de prendre le chemin du retour. Nous avons décidé d'avancer à tout petits pas pour profiter jusqu'au bout de ce cadre magnifique et de la météo exceptionnelle qui nous a accompagnée jusque là...
A passer dans le coin (Azougui) vous pouvez voir quelques gueltas et aussi réaliser la boucle Ouest Atar avec ces supers paysages... réalisée en 2024.
J'ose !
Et encore merci pour cette belle balade
Edmond
Toyota Hilux DC 3L D4D BVA 2008 Gazell' V1 grand raid 2013 N°13
Ce matin nos 2 dromadaires sont toujours là à l'heure du ptit dej, le bivouac devait aussi être à leur goût .
Un bivouac que nous quittons à regret, mais combien de bivouacs n'avons nous pas quittés à regret depuis le début de ce voyage !!!
Nous nous dirigeons vers le petit col pour sortir d'Azougui et découvrir la vue sur les gleibat malheureusement totalement noyés dans la poussière soulevée par un vent violent. En revanche les pylônes se détachent bien sur l'horizon .
Nous allons chercher à contourner Atar par l'ouest en restant le plus possible le long des reliefs. Les autres parcours nous sont déjà familiers y compris la guelta d'Azougui : nous avons coutume de bivouaquer dans le coin chaque fois que nous sommes dans la région d'Atar, nous ne faisons halte à l'auberge que pour les pleins d'eau, la lessive et les excellentes frites de Seïdou .
Bref. Nous avons visiblement choisi de nous faire du mal aujourd'hui . Paysage sans intérêt, vue constante sur les pylônes, vent toujours aussi fort qui efface le peu de contrastes qu'il pourrait y avoir.
Sur une trace qui mène à un puits, un cliquetis de culbuteurs nous signale l'arrivée sur notre arrière gauche d'une Mercedes de collection, à fond la caisse ou du moins ce qui tient encore...
Sur le coup de midi nous partons à la recherche de la touffe qui, à défaut de faire de l'ombre évite le passage du vent sous le châssis et les nuages de poussière qui vont avec...
Après le repas nous continuons à nous rapprocher des reliefs, les pylônes disparaissent enfin de notre horizon. L'environnement est un peu moins inhospitalier, un peu plus de végétation, un peu plus de sable mais toujours autant de vent.
Deux monolithes se détachent en noir et blanc dans ce paysage sans couleurs.
Pour le bivouac du jour nous visons un repli dans le massif où nous espérons nous mettre à l'abri du vent.
Pour le vent c'est raté, mais en revanche nous n'avons pas la poussière.
Nous partons balader 1 petite heure, casquette enfoncée jusqu'aux oreilles. Quelques tombes et tumuli, l'endroit n'est pas déplaisant, l'horizon disparaît peu à peu dans la poussière.
J'ai un message personnel pour Mme Dakure : j'ai trouvé à Atar de la poudre de baobab, du fruit bien sûr, pas de l'arbre, j'ai déjà trouvé quelques recettes pour l'utiliser une fois rentrée à la maison. L'année dernière j'avais acheté du café noyaux de dattes, à faire dans la cafetière italienne, pas mauvais du tout
Merci pour toutes
Claude.ces belles images et ce récit passionnant.
Nous allons peut être ́nous croiser.
Nous continuons de descendre lentement vers le sud. Nos compagnons de voyage qui ont pris du retard devrait nous rattraper dans 2 jours et nous devrions passer la frontière le 27 ou le 28.
Claude
Ford Ranger super cab + cellule autoconstruite = Euskal-Go-bi, la cellule du PaysBasque.
Bonjour Claude, nous avons prévu de passer la frontière vers le 30 ou le 31, je vous suis sur Polarsteps, nous verrons bien si nous nous croisons quelque part, ce sera avec plaisir.
Aujourd'hui nous mettons sur pause : le vent est toujours très présent, nous avons eu cette nuit des rafales très violentes qui nous faisaient tanguer et nous donnaient l'impression d'être en mer .
Là où nous sommes nous ne sommes pas plus mal qu'ailleurs, le sol est dur et ne creuse pas sous les roues, pas de sable, peu de poussière, il ne fait pas froid. Dans la plaine devant nous l'horizon est bouché, le soleil peine à percer. Nous allons rester là toute la journée en espérant une accalmie pour demain
Koa !!! mais c'est inadmissible cette liberté de décider.... comme ça qu'aujourd'hui on ne bouge pas....
et toutes vos résa ... bien planifiées par le TO que vous n'allez pas atteindre a l'heure ...pour le check-in d'avant 15h00 et le moptail de bienvenue autour de la piscine...
les valeurs fondamentales du voyage foutent le camp ...
allez bonne récup
Fifitoy Mauvais Génie
TemboPhase II-Year in Africahttp://www.tembo-trip.com Y’a une route tu la prends.qu’est ce que ça coûte
@Fifitoy : c'est pire que ça !! Nous ne sommes même pas des gens de parole, nous disons une chose et nous en faisons une autre . Au passage j'ai mis du temps à comprendre ce que signifiait TO, je ne voyais pas ce que le toit ouvrant venait faire là, finalement c'est Pierre qui a trouvé
Donc ce matin nous regardons le vent soulever la poussière dans la plaine pour la recouvrir d'un voile terne. Au-dessus de nos têtes, une trouée de ciel d'un joli bleu. Nous décidons d'aller marcher 1 heure ou 2, jusqu'à atteindre l'oued situé dans l'échancrure de rocher à 1 km de notre bivouac, oued que nous n'avons pas voulu prendre avec le camion car il apparaît sur GE extrêmement caillouteux.
Suivant de belles autoroutes à chameaux, nous rencontrons encore pas mal de tombeaux dont 1 à "antennes" et une pierre dont l'usure en creux semble très peu naturelle.
Et nous croisons alors une piste, parfaitement tracée, matérialisée par des rangées de petits cailloux et qui a l'air de mener assez loin dans l'oued.
Hohoho !! Retour au camion, on ne peut pas laisser passer une telle occasion dans une journée qui s'annonçait plutôt planplan...
La piste sinue entre les blocs de rochers et les cailloux et nous découvrons alors des dizaines et des dizaines de tombeaux alignés en parallèle en bas des éboulis. En face de cette sorte de sanctuaire un cercle parfait de 15 à 20 m de diamètre, contemporain ou pas des tombes... mystère !
Difficile de distinguer l'alignement des tombes...
Naturel ou pas ???
Nous continuons pendant quelques kilomètres la piste en contrebas des plateaux de l'Adrar jusqu'à ce qu'elle s'arrête brutalement, emportée par l'oued depuis certainement plusieurs dizaines d'années. Laissant là le camion, nous poursuivons un peu à pied jusqu'à un bel acacia à l'ombre accueillante.
Nous n'irons pas plus loin, tout se perd dans les cailloux. Mais nous en profitons pour chercher un nouveau coin de bivouac car le vent a légèrement tourné. Nous sommes tellement bien abrités que nous pouvons même sortir table et chaises, qui l'eût cru après les rafales de la nuit !!!
L'après-midi s'étire comme un chewing-gum, Pierre dans ses vidéos et moi dans un bouquin. Il fait 32° dans la cellule alors que tout est ouvert. On jette un œil dehors, tout est grisâtre. On se dit que le vent a dû tomber et qu'on pourrait aller se dégourdir les jambes et ramasser du bois pour faire du feu.
Le site est immense et ce serait une gageure de vouloir en faire le tour, mais il y a un monticule en face du camion qu'on n'est pas encore allé voir.
Dès que l'on sort de notre abri, on s'aperçoit que le vent n'est pas tombé mais la température est agréable.
Arrivés sur le flanc ouest, on trouve des tombes et encore des tombes jusqu'à ce que Pierre découvre une superbe pierre à cupules ! Et, oh surprise, il y en a une bonne dizaine éparpillée tout autour . Je n'en avais jamais vu autant au même endroit ni même de cette taille !
Sans le vent qui nous a poussés à y chercher refuge nous serions complètement passés à côté de cet endroit plein de surprises !
Nous n'oublions pas le bois pour le feu. Le coucher de soleil est encore bien fade ce soir et les rafales expédient les escarbilles en escadrilles qui cavalent sur le sol pierreux.
D'après la météo le vent devrait faiblir demain, nous lèverons le camp vers de nouvelles aventures...