Ce matin nos 2 dromadaires sont toujours là à l'heure du ptit dej, le bivouac devait aussi être à leur goût

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Un bivouac que nous quittons à regret, mais combien de bivouacs n'avons nous pas quittés à regret depuis le début de ce voyage !!!
Nous nous dirigeons vers le petit col pour sortir d'Azougui et découvrir la vue sur les gleibat malheureusement totalement noyés dans la poussière soulevée par un vent violent. En revanche les pylônes se détachent bien sur l'horizon

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Nous allons chercher à contourner Atar par l'ouest en restant le plus possible le long des reliefs. Les autres parcours nous sont déjà familiers y compris la guelta d'Azougui : nous avons coutume de bivouaquer dans le coin chaque fois que nous sommes dans la région d'Atar, nous ne faisons halte à l'auberge que pour les pleins d'eau, la lessive et les excellentes frites de Seïdou

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Bref. Nous avons visiblement choisi de nous faire du mal aujourd'hui

. Paysage sans intérêt, vue constante sur les pylônes, vent toujours aussi fort qui efface le peu de contrastes qu'il pourrait y avoir.
Sur une trace qui mène à un puits, un cliquetis de culbuteurs nous signale l'arrivée sur notre arrière gauche d'une Mercedes de collection, à fond la caisse ou du moins ce qui tient encore...
Sur le coup de midi nous partons à la recherche de la touffe qui, à défaut de faire de l'ombre évite le passage du vent sous le châssis et les nuages de poussière qui vont avec...
Après le repas nous continuons à nous rapprocher des reliefs, les pylônes disparaissent enfin de notre horizon. L'environnement est un peu moins inhospitalier, un peu plus de végétation, un peu plus de sable mais toujours autant de vent.
Deux monolithes se détachent en noir et blanc dans ce paysage sans couleurs.
Pour le bivouac du jour nous visons un repli dans le massif où nous espérons nous mettre à l'abri du vent.
Pour le vent c'est raté, mais en revanche nous n'avons pas la poussière.
Nous partons balader 1 petite heure, casquette enfoncée jusqu'aux oreilles. Quelques tombes et tumuli, l'endroit n'est pas déplaisant, l'horizon disparaît peu à peu dans la poussière.
J'ai un message personnel pour Mme Dakure : j'ai trouvé à Atar de la poudre de baobab, du fruit bien sûr, pas de l'arbre, j'ai déjà trouvé quelques recettes pour l'utiliser une fois rentrée à la maison. L'année dernière j'avais acheté du café noyaux de dattes, à faire dans la cafetière italienne, pas mauvais du tout
